HISTOIRE DE LA CREATION

Suspense is worse than disappointment -Robert Burns



Dans le creux silencieux des hivers ouateux se concoctent en secret les plus belles histoires d'à venir.
Emmitouflées dans les bras verglassés des mois polaires, Théo, Joanne et moi achevons de semer ci et là les graines de nos futures tournées printanières.
Tels de petits écureuils nous renouvelons nos réserves de livres d'artiste. Sachez d'ailleurs que la version anglaise du livre est désormais disponible (voir la boutique).
Lorsque le froid cristallise nos doigts et nous oblige à lever le nez de nos petits papiers, Théo et moi fignolons la conception de notre exposition itinérante. Heureusement, tant que la neige nous disimule encore au printemps il nous reste un peu de temps. Et cette année, l'hiver semble de notre côté !

In winter's silent refuge some of tomorrow's greatest tales are being concocted.
Wrapped up in February's icy embrace Theo, Joanne and I have just finished sowing in the seeds of our forthcoming spring tours.
Like squirrels preparing for winter, we are stocking up on artists' books. Don't forget that the english version of the book is now available (see our online store).
The cold grips our fingers forcing us to take a break from collating our papers, so Théo and I put the finishing touches on our plans for a touring exhibition. Fortunately, as long as spring is concealed by a blanket of snow we still have time to prepare, and this year winter seems to be on our side!


BURNS NIGHT A LA CASERNE DE LA GARDE REPUBLICAINE DE PARIS

Cette année c'est à Paris que nous avons célébré l'anniversaire du poète écossais Robert Burns grâce à Allan Hamilton, le piper de Glasgow avec qui nous avons travaillé sur le livre l'an dernier.
Une partie de l'exposition est venue compléter les évènements de cette première édition de la Burns Night organisée par l'Association Les cornemuses du monde: "Address to a Haggis" par Allan, concert de jigs et pibrochs, ceilidh ... Petit aperçu d'une soirée pas comme les autres.


BURNS NIGHT AT THE REPUBLICAN GUARD QUARTERS IN PARIS


This year, thanks to Glasgow piper Allan Hamilton (with whom we worked on our book last year), it was in Paris that we celebrated Scottish poet Robert Burns' birthday! 
We brought along a part of the exhibition to add to the events of the first ever Burns Night organised by 'l'Association Les cornemuses du monde'.  Allan read the 'Address to a Haggis'; the pipers entertained us all night long with jigs and pibrochs and there was some ceilidh dancing.  All of this made for a Burns' Night unlike any other!  


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RESUME Clichés Ecossés

L'idée de ce livre est née d'un désir partagé entre une écrivaine, Isabelle Gilbert et une
photographe, Théodora Olivi. Leur intérêt commun pour l'Ecosse et la croisée de
leurs propres recherches artistiques les ont mené à questionner ces images qui font la
carte d'identité d'un pays, ses clichés.
Durant cinq mois, de décembre 2008 à mai 2009, les deux françaises partent sillonner
le territoire écossais. Traquant les unes après les autres leurs propres préconceptions,
elles nous dévoilent une Ecosse singulière faite de fantômes désoeuvrés, de monstres
apeurés, de clans démantelés et de moutons en gestation.
L'itinérance de deux funambules, oscillants entre conte et documentaire.
Une histoire de Don Quichottes ... de l'autre côté de la Manche.

SUMMARY Scotching Scottish Clichés

The idea for this book came from writer Isabelle Gilbert and photographer Théodora
Olivi’s shared ambition.
Their common interest in Scotland and a crossing of artistic paths led them to
question the images which make up a country’s identity – its clichés.
For five months - between December 2008 and May 2009 - the two French artists
scoured Scottish lands, pursuing one preconception after another. In ‘Scotching
Scottish Clichés’ (‘Clichés Ecossés’ in French), they uncover a peculiar Scotland,
populated by redundant ghosts, frightened monsters, divided clans and sheep in
gestation.
The wandering authors find a balance between myth and documentary


LES EDITIONS

Les mots cliché et stéréotype proviennent du vocabulaire de la typographie. Le cliché
désignait une plaque métallique portant l'empreinte d'une page ou d'une composition
typographique en générale et permettait une reproduction à l'identique d'un grand
nombre d'exemplaires. La qualité s'en trouvait diminuée, mais l'ouvrage imprimé
pouvait être largement diffusé.
Pour leur premier livre, les auteurs de Clichés Ecossés ont décidé de retourner aux
origines de l'édition en réalisant vingt livres d'artistes, entièrement confectionnés à la
main. Cette édition limitée fut suivie d'une autoédition disponible en français et en
anglais.

THE PUBLISHING PROCESS

The words ‘cliché’ and ‘stereotype’ were originally typographical terms. The cliché
was a metal printing plate cast from movable type used to make identical prints in
large quantities. Although the copies were of a lesser quality, the process enabled
works to be more widely distributed.
For their first book, the authors of ‘Scotching Scottish Clichés’ (‘Clichés Ecossés’)
have gone back to basics. An initial production of twenty hand-made artists’ books
was followed by a run of three hundred self-published standard editions. The book is
available in French and in English.


LA LIBRAIRIE ITINERANTE


La sortie du livre donne lieu à plusieurs expositions en France et en Ecosse.
L’exposition est constituée des photographies tirées du livre Clichés écossés, vendues
et présentées sous cadre et signées par la photographe. Elles sont regroupées par sujet
et sont accompagnées d’un extrait du chapitre qu’elles représentent, calligraphiée en
caractères celtes par l’auteur, vendues et présentées sous cadre.
Chaque vernissage de l’exposition est l’occasion pour les visiteurs de rencontrer et de
débattre avec l’auteur et la photographe du livre.
Telle une librairie indépendante et itinérante, ces expositions offrent un espace
privilégié dédié à la promotion du livre dans ses deux formes de parution.

THE TRAVELLING BOOKSHOP

The book release is accompanied by several exhibitions in France and in Scotland.
The exhibition is comprised of photographs taken from the book, ‘Scotching Scottish
Clichés’ (‘Clichés Ecossés). The photographs are for sale, autographed and in their
frames. They are grouped according to subject and are accompanied by extracts from
the chapter represented. These extracts are in calligraphic text, by the author,
presented and sold in frames.
Each exhibition opening is an opportunity for guests to meet and talk to the book’s
author and photographer.
As an independent and travelling bookshop, these exhibitions are dedicated to the
book’s promotion, in both its forms.


Isabelle GILBERT Ecrivaine, Française


Issue du cinéma documentaire à travers lequel elle
développe un regard critique et humaniste durant ses
études parisiennes, c'est vers le théâtre qu'Isabelle décide
de se tourner ensuite. Elle devient comédienne et membre
permanente du Théâtre des Minuits pendant cinq ans et
découvre alors des formes d'expression à l'opposé de sa
formation initiale. Depuis 2008 Isabelle revient aux
sources et continue de raconter des histoires, cette fois-ci dans son expression la plus
simple, l'écriture. Sa passion pour la culture écossaise et ses expériences hétéroclites
la conduisent à réaliser le texte des Clichés Ecossés dans lequel elle interroge et
réconcilie le réel et le fictif.

Isabelle GILBERT Writer, French

Whilst studying documentary film in Paris, Isabelle
developed a critical and humanistic perspective, which she
soon after turned to the stage. She became an actor and
permanent member of ‘Theatre des Minuits’ and, for five
years, developed and discovered forms quite different from
her original background. In 2008, she decided to begin
telling stories in their purest form – by writing. Her
passion for Scottish culture and her heterogeneous roots led her to bring to fruition
the texts of ‘Scotching Scottish clichés’ (‘Clichés Ecossés’) in which her words
challenge and reconcile the real and the unreal.


Théodora OLIVI Photographe, Française


Déchaussant peu à peu ses patins de sportive invétérée
pour leur préférer la compagnie d'un appareil photo,
Théodora Olivi déambule de-ci-delà, en quête d'images.
Après un cycle instructif à l'Ecole des Beaux Arts, elle
choisit de réintégrer l'Université, se spécialisant en
cinéma et photographie. Ses études la mèneront à vivre en
Italie, ses désirs la porteront à parcourir l'Ecosse.
Fraîchement installée à Dijon, elle travaille à la vie d'un cinéma indépendant, se
réfugie bien souvent dans les salles obscures et dans la bulle du photographe
solitaire...pour son plus grand plaisir !

Théodora OLIVI Photographer, French

Once a sporting enthusiast, Théodora’s camera has
gradually taken precedence over her kit bag. A born
wanderer, always on the lookout for images, she spent
some time at the ‘Ecole des Beaux Arts’ before
specializing in cinema and photography at university.
Her studies took her to Italy, but her passion took her to
Scotland. Recently settled in Dijon, her days are filled
working in an independent cinema, whilst her spare time is more often than not spent
in dark rooms or in her own world, taking photographs… much to her delight!


atelier     troupe

RESUME
Lost in Scotland

Elle pourrait être la prisonnière d’une carte postale écossaise, l'héroïne de Lost in
Scotland - représentant les deux auteures du livre dont est tiré le spectacle. Elle aurait
pu rester figée dans ses propres illusions comme Alice aurait pu l’être au pays des
Merveilles.
Si ce n’est que l’Ecosse qui se crée tout autour d’elle, qui s’anime et se défend, prend
forme au-delà même de tout ce qu’elle avait imaginé.
Happée par le tourbillon d’une galerie de personnages réels et imaginaires, du
vendeur de monstres en peluches au gardien d’un cimetière brumeux, la jeune « Frog
» interroge et réinvente les figures de l’altérité et use des outils théâtraux – danse,
cirque, chant – pour appréhender une culture écossaise toujours plus surprenante.
Une scénographie épurée. Des accessoires aux fonctions multiples. Trois comédiens
sur les planches. Un retour aux sources donc pour la metteur en scène écossaise,
Joanne Allan. Celui du geste avant l’action, du son avant le langage, de la sensation
avant la compréhension. Peu à peu le mouvement crée le décor. Les objets deviennent
les pierres fondatrices d’un pays. Et dans l’air dansent et résonnent chants, dialogues,
jeux de mots et de langues.
Lost in Scotland est une création collective bilingue où le français et l’anglais se
côtoient et se jouent de leurs divergences linguistiques. Theatraverse invite
l’imaginaire du spectateur à prendre appui sur le langage théâtral. Là où les mots
peuvent se dresser comme un obstacle, le jeu physique des comédiens prend le relais.
Lost in Scotland permet ainsi aux publics francophones et anglophones de se réunir et
d’assister ensemble à un même spectacle.

SUMMARY Lost in Scotland

The protagonist of Lost in Scotland – an incarnation of the two authors of the book
on which the play is based – finds herself trapped in what could be a scene from a
Scottish postcard. A struggle to see beyond her own world of illusions, a veritable
Celtic Wonderland, leads to a confrontation between reality and imagination.
Watch as Scotland is created all around her, rising up and protecting its own, as it
takes on a form far beyond anything that our author could have imagined, even in
her wildest dreams.
Caught up in a whirlwind of characters, both real and imaginary, our "froggy"
questions and recreates, through theatre devices including dance, song, and circus
play, such fantastical figures as a vendor peddling his stuffed-toy Nessies and the
gatekeeper of a gloomy cemetery, in a bid to understand Scotland and its fascinating,
at times surprising, culture.
A stark scenography. Multi-purpose props. Three actors treading the boards. "Lost in
Scotland" is a return to roots for Scottish director, Joanne Allan. Movement comes
before plot, sound comes before language, and sensation comes before
comprehension. Little by little movement leads to décor and décor becomes the
country's very foundations. And all around you, in the ether, resound and frolic a
cornucopia of song, dialogue, word-play and language.
Lost in Scotland is a collective bilingual project in which French and English rub
shoulders and embrace their linguistic differences. Theatraverse invites the audience's
imagination to run away with them. Where words become an obstacle, physical
theatre takes over. Lost in Scotland allows both Anglophone and Francophone
audiences to get together and enjoy the same show.


LA TROUPE


L'association Theatraverse est une troupe fondée en 2008 à l'initiative de la metteur
en scène, Joanne Allan. Elle trouve son identité dans la pluralité de par les diverses
origines des membres qui la composent - France, Royaume-Uni, Finlande, l'Algérie -
mais aussi par la diversité de leurs compétences administratives et artistiques.
D'origine écossaise, Joanne vit et travaille depuis plusieurs années à Paris, lieu de
résidence permanente des bureaux de l'association. Au cours de sa formation à l'école
Jacques Lecoq, elle rencontre les comédiens Jenni Kallo, Sampo Kurppa et Thomas
Monckton. Dès lors ils prennent l'habitude de travailler ensemble autour de
l’expression corporelle. C'est donc tout naturellement que les trois comédiens
rejoignent l'association lors de sa fondation. Début 2008 ils décident de monter Lost
in Scotland et y voient l'occasion d'interroger leurs propres différences
géographiques, sociales, culturelles et artistiques. En parallèle du projet chacun
poursuit son propre cheminement professionnel et continue ainsi d'enrichir la création
collective.
Pour la troupe Theatraverse la langue fait partie intégrante de la culture d'un pays. En
proposant de modeler les mots sur scène, Theatraverse entend bien proposer un
moyen ludique et complet d'aborder le langage au sens général. La troupe fait le pari
du partage, celui du mouvement de soi vers l'autre, celui de la reconnaissance d'une
identité particulière par l'échange des cultures européennes.

THE COMPANY


Theatraverse is an association, under French law 1901. The troupe was founded in
2008 by the director Joanne Allan. Its identity comes not only from the members'
diverse origins - France, United Kingdom, Finland, Algeria - but also from the
multiple administrative and artistic skills that each one brings to the company.
Originally from Scotland, Joanne has lived and worked for a number of years in
Paris, site of the company's headquarters. It was whilst attending the Ecole Jacques
Lecoq that she met the actors Jenni Kallo, Sampo Kurppa and Thomas Monckton.
From that moment on, they continued to work together as they explored their
expression corporelle. It is hardly surprising then that these three actors have joined
the newly-created company. The group began working on Lost in Scotland in 2008
and found in it the perfect opportunity to investigate their various geographical,
social, cultural and artistic differences. Alongside this project, the actors are also
pursuing their own professional journeys, thus further enriching this collective
creation.
For the members of Theatraverse, language plays an integral role in a country's
culture. By playing with their words on stage, the troupe intends to offer a playful yet
thorough way of approaching language in its more global sense. Through a European
cultural exchange, the actors embrace the ideals of participation, movement towards
understanding, and mutual respect.


L'EQUIPE

Joanne ALLAN Metteur en scène, Britannique


Diplômée de l'université Queen's University de Belfast, en
langue française et en études théâtrales. En 2005 elle met en
scène un premier spectacle bilingue La leçon/ The Lesson
d'Eugène Ionesco. Le succès remporté par la pièce lors des
représentations en Irlande la conforte dans l'idée de la nécessité
d'un théâtre de recherche linguistique. Elle dirige actuellement
Theatraverse et exerce son métier de comédienne au sein du
Théâtre du Voyageur, à Paris. Elle est également formatrice de
langues et intervenante à l’Université Paris II.

Jenni KALLO Comédienne, Finlandaise

Jenni est une comédienne issue du cirque et aux talents multiples.
Depuis 1995 elle est également danseuse et comédienne.
Durant sept années elle travaille pour des compagnies telles que
Circo Aereo et finalement s'installe à Paris en 2006 où elle suit les
cours de Jacques Lecoq afin d'élargir encore ses compétences.

Sampo KURPPA Comédien, Finlandais


Sampo est comédien de cirque et jongleur de formation. Il se
forme à l'école finlandaise de la Turku Art Academy puis à l'école
internationale Jacques Lecoq. A Paris il trouve les thèmes
artistiques qui l'inspirent aujourd'hui. Il parvient à combiner son
travail d'acrobate à celui de comédien et s'attache particulièrement
à la recherche d'un langage universel par le théâtre du mouvement.

Thomas MONCKTON Comédien, Britannique

Comme ses collègues Thomas est un comédien issu du cirque et
du théâtre. Pour lui, les cours de Jacques Lecoq présentent un
défi supplémentaire, car lorsqu'il arrive en France Thomas ne
parle, ni ne comprend le français. Il décide d'apprendre la langue
en associant mots et mouvements. Pour lui la gestuelle devient un
outil de communication et d'expression fondamental et relie peu à
peu les images mentales à la représentation théâtrale.

THE COMPANY

Joanne ALLAN Director, British

A graduate of Queen’s University, Belfast, with a joint honours
degree in French and drama. In 2005 she directed her first
bilingual production: La Lecon/The Lesson, by Eugene Ionesco.
The play’s success when performed in Ireland encouraged her to
pursue her interest in linguistic research in theatre. She is
currently director of Theatraverse and continues to practice her
career as an actor with the Theatre du Voyageur, in Paris. She is
also a qualified language instructor and a member of staff at the
University Paris II.

Jenni KALLO Actor, Finnish

Jenni is an actor of many skills, having trained and performed
largely in the circus. She has also been a dancer and theatre actor
since 1995. She has worked for companies such as Circo Aereo and
in 2006 moved to Paris where she followed a course at Jacques
Lecoq’s school in order to further develop her performance skills.

Sampo KURPPA Actor, Finnish


Sampo trained as a circus performer and juggler. He was trained at the
Finnish school, Turku Art Academy and then moved to Paris where he
furthered his theatre training at the international theatre school,
Jacques Lecoq. It was here that he found the inspiration for his current
work. He aims to combine his circus and theatre skills, investigating
in particular universal communication through physical theatre.

Thomas MONCKTON Actor, British

Like his colleagues, Thomas has circus and theatre training. He
faced an extraordinary challenge during his time at the Jacques
Lecoq school given that he neither spoke nor understood French on
arriving in Paris. He proceeded to learn the language through word
association and movement. His physicality became a fundamental
tool of communication and expression for his work.

LES ATELIERS

Theatraverse organise des ateliers théâtre en langue étrangère (français ou anglais
selon le pays) en parallèle des représentations de Lost in Scotland. L'objectif de ces
rencontres est de provoquer la communication et l'expression, de les rendre possibles.
Les jeux d'improvisations et la construction de saynètes proposés par les intervenants
permettent aux participants de progresser dans une ambiance ludique et interactive.
Chacun est invité à reconnaître et à utiliser ses connaissances, quelque soit son
niveau. Il est primordial pour la troupe d'encourager les participants à surmonter les
inhibitions, à développer une pensée créative et autonome ainsi qu'à découvrir
d'autres cultures européennes tout en constatant la valeur de sa propre identité. Car si
le jeu théâtral permet ici de rendre les langues vivantes plus accessibles, il interroge
également les rapports à la langue maternelle.
La troupe adapte le déroulement des séances en fonction du cadre (scolaire ou public)
et de l'âge des participants.
La ligne directrice des ateliers reste la même :
- Introduction à la séance : échauffement physique
- Jeux théâtraux : entrées et sorties de scène, mimes, expressions des états d'âme, ...
- Improvisations en petits groupes
- Création de saynètes sur le thème de l'identité culturelle

THE WORKSHOPS

Theatraverse organises bilingual theatre workshops that complement the
performances of Lost in Scotland. The goal of these workshops is to allow both
communication and expression, to encourage exchange. The workshop leaders lead
improvisation exercises and sketch-building, allowing participants to develop their
theatre and language skills and progress in a fun and interactive environment.
The participants are encouraged to recognise and use their existing knowledge,
regardless of their level. Furthermore, overcoming inhibitions, developing a creative
and independent thought process and discovering other European cultures, as well as
further understanding one’s own culture, are all essential to the content of the
workshops. Understanding one’s own culture plays an equally important role as, if
theatre play can make learning a foreign language more accessible, it can also allow
us to question our relationship with our mother tongue.
The workshops’ content is adapted to the group participating (school or general
public; age).
The structure of the workshops remains similar, including:
- Introduction: physical warm-up
- Theatre games: entrances and exits, mimes, expression of state,…
- Improvisation in small groups
- Sketch building, on the theme of cultural identity

LES WEEK END ECOSSAIS


Les Week end Ecossais réunissent ponctuellement les expositions et le spectacle. A
cette occasion les auteurs du livre et les membres de la compagnie Theatraverse
travaillent ensemble et associent leurs compétences pour proposer des points de vue
artistiques et culturels complémentaires de leurs rapports à l'Ecosse actuelle.
Ces évènements sont l'occasion d'organiser plusieurs autres manifestations autour des
Clichés Ecossés et de Lost in Scotland.
Les visiteurs peuvent également assister à des lectures publiques des extraits du livre,
des ateliers théâtre animés par la metteur en scène de Theatraverse, des ateliers de calligraphie
ou de fabrication de papier mis en place par les auteurs.

THE EVENT

The Scottish weekends are events at which the exhibition and the play are re-united.
During these weekends, the authors of Scotching Scottish Clichés and the members of
Theatraverse work together and use their different art forms and diverse cultures to
propose a comprehensive view of today’s Scotland.
These events are the opportunity to invite other parties to contribute to the weekend,
in addition to the Clichés Ecossés exhibition and Lost in Scotland.
Visitors can also enjoy public readings of extracts from the book, theatre,
calligraphy and paper-making workshops.



PLANNING PREVISIONNEL

26/02 au 02/03 - EDIMBOURG
Théo et moi nous rendons à Edimbourg et à Glasgow afin de finaliser l'organisation de la tournée en Ecosse à l'été prochain.

26/02 to 02/03 - EDINBURGH
Théo and I are heading for Edinburgh and Glasgow to finalise the plans for our tour in Scotland next summer

07/04 au 02/05 - FRANCE
Représentations de Lost in Scotland et exposition en France.

07/04 to 02/05 - FRANCE
Performance of Lost in Scotland and exhibition in France.

27/05 au 27/06 - ECOSSE
Représentations de Lost in Scotland et exposition en Ecosse.

27/05 to 27/06 - SCOTLAND
Performance of Lost in Scotland and exhibition in Scotland.

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Vendredi 6 Novembre 2009


18h30 Solo de Great Highland Bagpipe par le Piper Allan Hamilton

            Vernissage de l'exposition Clichés Ecossés

            Photographies, calligraphies et éditions limitées du livre, réalisées par les auteurs


20h      Lost in Scotland par la compagnie parisienne Theatraverse

            Création collective inspirée du livre


Samedi 7 Novembre 2009


14h      Atelier théâtre

18h      Lecture publique, extraits de Clichés Ecossés

19h      Solo de Great Highland Bagpipe

20h      Lost in Scotland

 

Dimanche 8 Novembre 2009


14h      Exposition, ouverture des portes

15h      Lost in Scotland

17h      Solo de Great Highland Bagpipe

            Ceilidh (bal écossais), dirigé par Sheila McCutcheon


Il est conseillé de réserver vos places pour les représentations de Lost in Scotland et de vous inscrire à l'avance pour l'atelier théâtre en écrivant à l'adresse mail, resa@clichesecosses.com.

L'accès aux autres manifestations est libre.

 

RESUME Clichés Ecossés 


L'idée de ce livre est née d'un désir partagé entre une écrivaine, Isabelle Gilbert et une photographe, Théodora Olivi. Leur intérêt commun pour l'Ecosse et la croisée de leurs propres recherches artistiques les ont mené à questionner ces images qui font la carte d'identité d'un pays, ses clichés.

Durant cinq mois, de décembre 2008 à mai 2009, les deux françaises partent sillonner le territoire écossais. Traquant les unes après les autres leurs propres préconceptions, elles nous dévoilent une Ecosse singulière faite de fantômes désœuvrés, de monstres apeurés, de clans démantelés et de moutons en gestation.

L'itinérance de deux funambules, oscillants entre conte et documentaire.

Une histoire de Don Quichottes ... de l'autre côté de la Manche.

 


                                                                          ©Théodora Olivi

 

RESUME Lost in Scotland 

 

Ils pourraient être les prisonniers d’une carte postale écossaise, les deux personnages principaux de Lost in Scotland - les auteurs du livre dont est tiré le spectacle. Ils auraient pu rester figés dans leurs propres illusions comme Alice aurait pu l’être au pays des Merveilles.

Si ce n’est que l’Ecosse qui se crée tout autour d’eux, qui s’anime et se défend, prend forme au-delà même de tout ce qu’ils avaient imaginé.

Happés par le tourbillon d’une galerie de personnages réels et imaginaires, du vendeur de monstres en peluches au gardien d’un cimetière brumeux, les deux « Frogs » interrogent et réinventent les figures de l’altérité et usent des outils théâtraux – danse, cirque, chant – pour appréhender une culture écossaise toujours plus surprenante.

 

Une scénographie épurée. Des accessoires aux fonctions multiples. Trois comédiens sur les planches. Un retour aux sources donc pour la metteur en scène écossaise, Joanne Allan. Celui du geste avant l’action, du son avant le langage, de la sensation avant la compréhension. Peu à peu le mouvement crée le décor. Les objets deviennent les pierres fondatrices d’un pays. Et dans l’air dansent et résonnent chants, dialogues, jeux de mots et de langues.

 

Lost in Scotland est une création collective bilingue où le français et l’anglais se côtoient et se jouent de leurs divergences linguistiques. Theatraverse invite l’imaginaire du spectateur à prendre appui sur le langage théâtral. Là où les mots peuvent se dresser comme un obstacle, le jeu physique des comédiens prend le relais. Lost in Scotland permet ainsi aux publics francophones et anglophones de se réunir et d’assister ensemble à un même spectacle.



PHOTOS DES REPETITIONS EN COURS
LOST IN SCOTLAND





Photos de Jean Wlodarski


 


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Pour ce que je fais, je n'en ai pas besoin !
I don't know anything about music. In my line you don't have to !
Elvis Presley

Les écrivains travaillent seuls, confinés dans le doux refuge de leur bureau et les photographes s'isolent dans l'obscurité rougeoyante de leur labo. C'est ce que tout le monde pense et ce n'est pas totalement faux. Mais ce n'est pas totalement vrai non plus.

Alors ce mois-ci j'ai décidé de rendre hommage à tous ceux qui nous aident, d'une manière ou d'une autre, à réaliser ce livre.

 

Writers work alone, locked up in their offices, and photographers isolate themselves in the red darkness of their laboratory. At least that’s what everyone thinks. They wouldn’t be entirely wrong, but nor would they be entirely right.

So, this month I have decided to pay tribute to those who have been helping us, in one way or another, to create the book.

 

 

En amont du projet, ce sont les institutions qui nous ont soutenues. Sans elles, le chemin eut été autrement plus compliqué. A Paris la Maison des écrivains et la Société des Auteurs Indépendants se relaient depuis des mois pour nous faire partager leur expérience et répondre, avec une patience d'ange, à nos questions les plus saugrenues. Grâce à leurs conseils nous avons obtenu le prix Envie d'Agir 2008, lequel nous permet de rester indépendantes quant à l'édition de l'ouvrage et de monter des expositions en France et en Ecosse.

Une fois de l'autre côté de la Manche, ce sont bien sûr les Ecossais et leur gentillesse désormais légendaire, qui sont devenus nos principaux partenaires. Je ne m'étendrai pas sur le sujet à moins de vous dévoiler la moitié de l'histoire. Je dirais simplement qu'ils sont si nombreux qu'ils emplissent à eux seuls une double page de remerciements à la fin du livre. A leurs côtés, je citerai les quelques français qui vivent sur place et qui nous ont fait profiter de leur point de vue, lequel aura été fondamental pour notre travail.

Après l'Ecosse il y a tous les "spécialistes" qui ont accepté de se pencher sur plusieurs points précis tels que la structure littéraire, l'agencement et les retouches photographiques, les parties historiques ou encore le vocabulaire du stylisme (c'est parfois aussi précis que ça !).

 

To begin with, we have received support from a number of organisations without whom the trip would have been infinitely more complicated.

In Paris the Maison des écrivains and the Société des auteurs indépendants have both shown remarkable patience and support in sharing their experience with us and answering our every question.  Thanks to their advice, we were awarded the Prix Envie d’Agir 2008, which allows us to remain autonomous in the publication of the book and to exhibit in France and in Scotland.

Across the Channel, the Scots, famous for their kindness, have become our main partners in this project.  I shan’t go into further details for fear of giving too much away.  Suffice to say that the list that acknowledges them fills two pages at the end of the book.  Of equal value are our French contacts living in Scotland who have shared their perspectives with us.  These have also played an important role in our work 

Outside of Scotland, there are a number of specialists who have agreed to help us study various details such as literary structure, the editing and lay-out of photographs, the historical sections, and stylistic vocabulary.

 

 

Cet été c'est notre équipe de traducteurs qui est la plus sollicitée. Parce qu'un premier livre est toujours très difficile à financer, nous travaillons avec des professionnels bénévoles avec lesquels nous pratiquons parfois l'échange de compétences en retour. Ils sont anglais, français, irlandais, québécois. Nicki, notre traductrice en chef écossaise, centralise, reprend et ordonnance la totalité des traductions. Ils ont tous un emploi du temps personnel et professionnel très chargé et ils trouvent pourtant le temps de nous aider.

Il y a aussi tous ceux qui nous soutiennent depuis longtemps, bien avant que naisse l'idée même des Clichés Ecossés. Et puis il y a ceux qui ont juste croisé notre route le temps d'un autostop, d'une discussion, d'une seule question.

Il n'y a qu'une seule personne que je ne peux citer qu'en dehors de toute catégorie, simplement parce qu'elle fait partie de toutes les catégories. Joanne Allan n'est pas seulement la metteur en scène du spectacle inspiré du livre. Elle a été présente à toutes étapes du projet, depuis le montage des dossiers de subvention jusqu'à la correction du blog en anglais.

L'image bien connue des artistes solitaires est toujours vraie. Mais ce que l'on ne dit jamais, c'est que dans ces moments de solitude, les photographes et écrivains se préoccupent surtout de rendre hommage à tous ceux qui les ont aidé à construire leur chemin.

 

This summer our group of translators has been very busy indeed.  Because a first book is always very difficult to finance, we have been working with professionals who have kindly volunteered their time and expertise.  They are English, French, Irish and Quebecois.  Nicki, our Scottish translator in chief, collects, corrects and collates the translated copies.  Each one of the team has a very busy schedule and yet has taken the time to help us.

There are those who have supported us from the very beginning, before we even had the idea for Clichés Ecossés.  And there are those with whom we crossed paths only briefly, on the road, for a chat, or even answering a simple question.

There is one person whose role defies any categorising, simply because she has been with us every step of the way.  Joanne Allan is not only the director of the book’s stage adaptation; she has been involved from the beginning of the project, from funding applications to helping with the English blog entries. 

The famous image of the solitary artist is true to a certain extent.

But what is never said is that some of these moments are taken to thank those who have helped along the way.

 



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Alors que nombre d'entre vous s'apprêtent à endosser le costume traditionnel de vacancier, appareil photo chargé autour du cou, Théo et moi entamons la dernière ligne droite de notre travail. Un conte à rebours qui durera quatre mois. Jusqu'à la sortie du livre.

Petit aperçu de nos devoirs de vacances...

 

Whilst most of you are getting ready for your holidays, Théo and I are approaching the home straight in our project.  Four months and counting until the big day: the book’s launch. 

Our summer at a glance:

 

JUILLET 2009 - Soleil au zénith - Température 36°C à l'ombre


C'est un lieu commun, le mouvement est nécessaire à l'écriture. Ne croyez pas que je suis en vacances parce que je navigue entre Paris, Lyon et Montréal, loin s'en faut.

En fait je m'efforce simplement d'achever la rédaction des 10 nouvelles du livre.

D'ici la mi-juillet le manuscrit aura été relu et corrigé par qui de droit afin que soit vérifiées la syntaxe et les parties historiques du récit. Dans les jours suivants les nouvelles seront divisées et envoyées à notre équipe de traducteurs anglophones préférées, en France, au Royaume-Uni et au Canada. Grâce à eux nous pouvons désormais envisager de sortir la version anglaise en même temps que la version française, à l'automne.

Les répétitions du spectacle tiré du livre et monté par Theatraverse débuteront simultanément. La metteur en scène et moi travaillons secrètement à l'adaptation, je ne vous en dis pas plus.


 

 

JULY 2009 - Bright sunshine - 36ºC in the shade.


Movement plays an essential part in the writing process.  Just because I am back and forth between Paris, Lyon and Montreal doesn’t mean I’m on holiday.  Far from it.  I’m simply editing the ten stories that will make up the book.  Between now and the middle of July, the manuscript will have been re-read and corrected by a hand-picked elite.  Over the days which follow, the stories will be separated and sent to our favourite team of Anglophone translators in France, the UK and in Canada.  Thanks to them, we will be able to plan the simultaneous Autumn release of the English and French versions. 

Rehearsals for Theatraverse’s stage adaptation of the book will start at the same time.

The director and I are working in secret on the adaptation, Mum’s the word!

 


AOUT 2009 - Temps orageux - Température 31°C

 

Certaines nouvelles partiront à la rencontre de leurs personnages principaux, les Ecossais que nous avons rencontrés en chemin et avec lesquels nous avons travaillé. Je leur ai demandé de corriger les aspects les plus techniques des histoires. Et oui on ne devient pas forcément spécialiste du whisky ou de la fabrication du tweed en 5 mois. Pas forcément.

Traductrice en chef et écossaise de son état, Nicki reprendra et supervisera ensuite l'intégralité de la version anglaise... écossaise.

Boudant la piscine qui nous tend les bras depuis le début de l'été, Théo et moi débuterons la réalisation des livres d'artistes confectionnés à la main, avec Céline, notre nouvelle formatrice-relieuse attitrée.

Mais je vous passe les détails !


 

AUGUST 2009 - Stormy weather 31 ºC

 

Some of the freshly translated stories make their way back to Scotland to be proof-read by the concerned parties.  Technical and factual details need to be checked.  Five months in Scotland does not make one an expert in whisky or tweed.  Not normally anyway.

Our Scottish head of translation, Nikki, will then take up the reins for the English… Scottish version.

Ignoring the temptation of the swimming pool, Théo and I will begin work on the hand-made artists’ books with Céline, our new book-binding instructor. 

I’ll spare you the details.

 

 

SEPTEMBRE 2009 - Temps nuageux, éclaircies - Températures en baisse

 

Rentrée pour les vacanciers, persévérance pour les autres.

Tout début septembre la joyeuse troupe de Theatraverse reprendra les répétitions du spectacle à l'institut français d'Edimbourg.

Pendant ce temps là, Théo et moi entamerons la maquette du livre autoédité avec l'infographiste de l'Association des Auteurs Indépendants.


 

SEPTEMBER 2009 - Cloudy with sunny spells - Temperatures drop


Back to work for some; still at work for others.

At the beginning of the month, Theatraverse pick up their rehearsals, starting with a week at the Institut Français in Edinburgh.

Meanwhile, back in the French capital, Théo and I will be working on the editing process, with the graphic designer from the Société des auteurs indépendants.

 


OCTOBRE 2009 - Temps maussade, averses sauf aux Antilles, tant mieux pour eux.

 

Bâchage de la piscine qui n'aura pas servie cette année.

Vérification, finalisation, impression et livraison des 300 exemplaires français et anglais des Clichés Ecossés. Les imprimeurs se casseront la tête avec le calage des machines au format carré. Théo et moi préparerons l'exposition. La photographe dirigera les opérations d'impression des photos. Je reprendrai mes plumes pour calligraphier les 10 extraits des nouvelles. C'est tout.

 

 

OCTOBER 2009 - Overcast with showers - Temperatures varying


The swimming pool, unused, goes back under wraps for another year.

Final correction, printing, and delivery of 500 copies (300 French, 200 English) of Clichés Ecossés.  The square format of the book promises to be a challenge for the printers.  Théo and I will prepare for the exhibition.  The photographer will be in charge of printing the photos whilst I pick up my quills for the calligraphy of ten extracts. 

 


NOVEMBRE 2009 - Soleil rasant d'automne - Températures douces avoisinant 13°C

 

Fermeture annuelle des musées et des campings.

Sortie du livre et premières de l'exposition et du spectacle en Bourgogne, les 6, 7 et 8 novembre. L'évènement sera suivi du salon du livre européen à Dijon le dernier week-end du mois.

           

 


NOVEMBER 2009 - Autumn sunshine - A mild 13 ºC


Museums and campsites close for the season.

Book launch and exhibition opening plus theatre premiere in Bourgogne the 6th, 7th and 8th November.  The event will be followed by the Salon du livre européen (European book fair) in Dijon the last weekend of the month.

 

 

            Après cela Théo et moi serons peut-être à même de prendre quelques vacances.

A moins que nous préférions organiser les tournées de l'exposition prévues en France et en Ecosse aux printemps et été 2010...

Les vacances sont un concept très surfait de toutes façons !

 

After that, Théo and I might even have a wee holiday, unless of course we decide to organise the exhibition’s tours in France and Scotland, planned for Spring and Summer 2010.

Holidays are over-rated anyway!

 


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"The paper has to talk and the tongue has to keep silent."
Don Quichotte
  M. Cervantès




















Contrairement à ce que tout le monde pense, les photographies ne préexistent pas dans la nature et les livres ne s'écrivent pas tout seuls. Il nous faut aller capturer les images et dompter les mots un peu comme on part à la chasse aux papillons.

Whereas what everybody thinks, pictures don't exist in the nature and books aren't written for themselves. We have to catch the first ones and tame the seconds a bit as we go hunting butterflies.






 





 







 




 

Pour cela Théo et moi sommes parties nous réfugiées dans le centre volcanique de la France, en Auvergne, entre les quatre murs d'une ferme immense que nous avons investit de l'étable au grenier.
A la cave Théo a installé sa petite fabrique de papier. Sous les combles j'ai aménagé un bureau. Deux semaines plus tard la première version du livre est imprimée et deux cartons de papiers recyclés attendent le prototype du livre fait main.

Voici l'état des lieux de notre résidence d'artiste auvergnate.


That's why Théo and I found refuge in the volcanic centre of France, in Auvergne, between the four walls of a huge farm which we invested from the cowshed to the granary. Into the cellar Théo put up her little paper's factory. Into the attic I put up my desk. Two weeks later the first version of the book is written and two boxes full of recycled papers are waiting for the handmade book's prototype. This is the inventory and report on state of our artists' residence.


 




 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                              





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The time needs time
M. Cervantès

Le temps du voyage géographique étant terminé, Théo et moi entamons désormais une toute autre sorte de voyage, celle de la réalisation, à la main de la première maquette du livre.
Nous partons nous cacher dans l'atelier d'une ferme d'Auvergne, loin des hommes, loin de l'Ecosse et loin d'internet (j'actualiserai donc le blog dans un mois, mais je suis sûre que vous comprendrez).
En rentrant en France la réalité nous tombe dessus comme un coup de massue.
J'ai dans l'esprit l'histoire entière des Clichés Ecossés, mais la main se refuse à suivre le rythme de l'imagination, alors je racket par ci, par là des parcelles de temps qui traînent.
Vous êtes plusieurs à attendre le texte et à me demander des nouvelles. Sachez que tout va bien et qu'on sera dans les temps, mais que pour le moment je garde le livre pour moi toute seule encore un peu.
La seule chose que je puisse vous révéler est le point de vue général que j'ai décidé d'adopter pour le livre qui n'est rien d'autre qu'une histoire de Don Quichotte...




La nouvelle sur le kilt sera remplacé par une autre sur le Tweed.
The novel about Tweed will replace these about the kilt.



The time of the geographical travel is over and Theo and I are begining another kind of travel. The first handmade creation of the book. We are going to hide in a kind of workshop in a farm in the middle of nowhere, far from men, Scotland and internet (I will update this blog in a month, but I am sure you understand).
As we come back in France the reality collides with us. I have in my mind the whole story of Clichés Ecossés, but the hand doesn't want to follow the same rate as the imagination. So I steal  here and there fragments of time who hang about.
You are several who are expected to read the text and to ask me for it, but for now I keep it just for myself just still a little.
I just can tell you a secret the main point of view of the book will be a sort of story about Don Quixote...

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Of course I have ambitions !
Rab C Nesbitt

Sur la route il est nécessaire d'apprendre à dénicher des bureaux de fortune pour pouvoir travailler.
C'est une préoccupation que n'ont pas les touristes, puisque par définition ils sont sensés être en vacances.

Au fil des semaines nous avons développé un sixième sens en matière de détection des lieux de travail que la nature dissémine tout autour de nous.

Nous avons ainsi découvert à nos dépens que les bars étaient tout, sauf des bureaux.


On the road it's a necessity to learn to dig out desks for working.
It's a worry ignored by the tourists supposed in essence to be on holidays.
Over the weeks we have developed a kind of sixth sense in terms of detection of offices which are spread by the nature around us. So we have discovered that the pubs were everything but offices.




J’ai une profonde aversion pour les tables des cantines des auberges de jeunesse qui ferment leurs portes à 23h et qui vous laissent plantés dans le couloir. Quand cela arrive il ne vous reste plus qu’à finir le paragraphe, à moitié étalé par terre, devant la porte des toilettes.

En revanche le parking du B&B surplombant le port de Portree est démarqué par des bancs d’écoliers tout à fait confortables.

I loathe the canteens of youth hotels beacause they close their doors at eleven O'clock and abandon you there in the middle of the hallway.When it happens I usually have to achieve my paragraph sprawled in front of the toilet door.
On the other hand the parking of the B&B overhanging the harbour in Portree is enclosed by comfortables benches.

 


A Glencoe le Claichaig Inn a disposé des tables en bois au pied des montagnes pour que les écrivains-voyageurs puissent quitter leurs sacro-saintes pages et s’enfuir dans les hauteurs.

Dans le ferry entre Kennacraig et Port Askaig l’équipage a abandonné dans un coin un vieux bureau de bois datant des années 1950 qu’ils ont agrémenté d’une providentielle prise électrique datant des années 2000.

A Bruichladdich les escaliers menant à la salle de distillation cassent le dos. Mais les entrepôts renferment des rangées de tonneaux qui se dressent devant vous telle une bibliothèque de manuscrits liquides. On peut sentir les anges se pencher par-dessus notre épaule et surveiller qu’on ne raconte pas n’importe quoi sur leur whisky préféré.  


In Glencoe the Claichaig Inn has arranged tables in wood at the foot of the mountains and the writer-travellers can leave their sacrosanct pages and run away in the heights.
At the Bruichladdich distillery the stairs have broken my back.
But the warehouses contain row of casks which are standing around you as a library of thousand liquid manuscripts.We could feel the angels leaning over our shoulders and supervising our work, because they are afraid to see us telling anything wrong about their favorite whisky.



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You're responsible for what you have tamed

Antoine de St Exupéry in Le Petit Prince.

                              

Puisque plusieurs de nos amis nous l'ont demandé le texte sera désormais disponible en anglais, juste en dessous du texte français. Je dois remercier ceux qui ont croisé notre chemin et nous ont aidé à la traduction. 

                    

Because several friends have asked us for it, some texts will be translated in english now, just under the french one. I have to thank people met who have helped us for the translation.

               

 

 

 

Le mouvement est nécessaire à l'écriture.

Lorsque nos pas enfin prennent racine quelque part, ma main prend le relais.

J'ai besoin du mouvement de mes pieds sur la terre pour apprivoiser celui de l'encre sur le papier.

Il est parfois difficile d'abandonner un lieu, de quitter les gens et de continuer à avancer. Alors j'écris pour leur rendre hommage. J'use des mots pour tisser des liens invisibles qui, je l'espère, parviendront jusqu'à eux.

On ne collectionne pas les rencontres comme on collectionne les timbres.

Il faut les laisser voyager, les laisser nous changer.

Le rythme d'une itinérance telle que la nôtre est très particulière. En trois ou quatre jours seulement on peut vivre ce qui met habituellement trois ou quatre mois à parvenir jusqu'à nous. Les rencontres nous jettent, stupéfaites, de l'autre côté de la route. Et nous laissent nous interroger sur ce qui a bien pû nous arriver. Peut-être est-ce pour cette raison que le père de Théo nous a surnommé, les "Scotchées"...

                

The movement is a necessity for the writing.

When ours steps at last take root somewhere, my hand takes over. 

I need the movement of my feet on the earth for taming this of the ink on the paper.

It's sometimes difficult to abandon a place, to leave people and to continue our road.

So I write for paying tribute to them. I take the words for weaving invisible bond which, I hope, will reach them. 

We just can't collect encounters as we collect stamps. 

We have to let them travel, to let them change us. 

The rhythm of our walking is unique. In three or four days we live sometimes what usually takes a very long time to experience. The encounters let us gaze on the other side of the road, astonished, wondering what has happened. Maybe this is the reason why Theo's father has given us the nickname of "the Scotchées"... (in french "scotché" means to be stuck).

 

 

Il nous a été difficile de quitter Londres. On a caché les clés sous le paillasson.

Il nous a été difficile de quitter Inverness. On a laissé tomber les clés dans la boîte aux lettres.

Il nous a été difficile de quitter Muir. On a posé les clés sur le tableau de bord de la Land Rover.

Mais tel est le prix de la liberté, ne pas avoir de clés.

 

Tel est aussi le devoir de l'avancée, porter en soi le souvenir de ceux que l'on a rencontré. Ils constituent les seules racines sur lesquelles nous pouvons encore nous appuyer.

 

Les attaches sont les fondations du voyageur. Sans elles, il risque l'entorse.

                    

It has been hard to have to leave London. We have hide the key under the doormat.

It has been hard to have to leave Inverness. We have let the key in the letter box.

It has been hard to have to leave Muir. We have put down the key on the dasboard of the Land Rover.

But this is the price of the liberty, not to have a key.

             

This is also the duty of the wandering to carry on the memory of the people we have met. They are the only root we can still rely on. 

                

The ties are the foundations of the traveller. Without them we risk falling.

 


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Alexandre Dumas

EN ROAD TRIP....
Puisqu'il nous est quasi impossible de voir à travers les clichés d'un pays sans traverser le pays lui même, Theo et moi partons en road trip pour cinq semaines. Et comme les chemins les plus courts ne sont pas forcément les plus riches, notre itinéraire se complique quelque peu et prend même des allures grotesques.

Hommage à la Central station de Glasgow

Ayant passé notre dernier week end de mars à Perth, c'est avec un petit rire d'autodérision assumée que nous avons regardé s'éloigner la pancarte indiquant Inverness situé à 1h30 de là. En effet Inverness et son Loch Ness seront les premières étapes de notre road trip écossais et nous y débarquerons le 2 avril. Entre temps (entre Perth et Inverness) nous ne parcourerons rien de moins que 2500 km. Au programme, retour à Edimbourg pour une nuit, envol pour Paris, train pour Dijon (histoire de refaire sacs et lessives), train de nouveau pour Lyon (histoire de prendre un nouvel avion), envol pour Londres (afin d'aller y visiter la bibliothèque où certaines archives écossaises se languissent en attendant notre venue), envol encore et enfin, Inverness.
Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué dit le vieil adage. Et nous aimons suivre les anciennes sagesses.



Pour vous permettre de rêver le voyage avec nous, je vous propose un avant-goût du programme qui nous attend dans les hautes terres calédoniennes.
Premièrement le Loch Ness et Inverness, dans les Highlands du nord : rencontre avec le spécialiste mondial des recherches sur le Loch Ness, Adrian Shine, et avec les enfants d'un petit village lesquels seront conviés à dessiner et conter leurs propres points de vue sur la légende du Loch Ness.
Non loin de là, un autre petit village dans lequel vit la famille de notre ami Malcolm Mack, éleveurs et producteurs d'une bonne centaine moutons écossais.
De là, direction l'île de Skye, terre d'histoire et de légendes, terre originelle du clan MacLeod et de son célèbre château de Dunvegan. Je peux désormais annoncer que la nouvelle dédiée aux clans et tartans d'Ecosse s'attachera particulièrement à ses descendants.
Débarquement à Mallaig et descente jusqu'à Oban en passant par Fort William et Glencoe où nous allons rencontrer quelque fabricant de kilts (et oui, le kilt trouvant son origine dans les highlands, l'écriture ne pouvait prendre racine que dans les Highlands, tradition oblige.)



Les ferries en partance d'Oban nous mèneront sur l'île d'Islay (ou le paradis des plus grands whiskies du monde) où nous avons rendez-vous avec le directeur de Bruichladdich, l'une des rares distilleries écossaises indépendantes.
Après la traversée d'Islay, du Kintyre et d'Arran, nous retrouverons l'Ayrshire, lieu de naissance et d'inspiration de Robert Burns, poète national par excellence.
Le voyage se terminera à Glasgow.... mais d'ici là voyons un peu de quelle manière le chemin parcouru diffèrera de ce que nous en avons imaginé...



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Christian Bobin

A mi-chemin de notre travail en Ecosse, je me permet d'ouvrir la boutique en ligne pour ceux qui souhaiteraient pré- commander le livre et nous aider ainsi à en payer les frais d'édition et de fabrication.
Pour plus de renseignements vous pouvez désormais vous référez à la catégorie
La boutique ci-contre. Vous pouvez également lire quelques extraits des textes sur lesquels je travaille dans la catégorie Les extraits et parcourir les premières illustrations de Théo dans l'album Images du livre. Ces catégoriesseront actualisées désormais chaque mois afin de vous faire partager l'essentiel de notre travail.



Cours de danse dans le jardin de Sheila MacCutcheon.



Allan Hamilton, joueur de cornemuse à Glasgow.


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Milan Kundera          

En Ecosse un Ceilidh désigne à l'origine une veillée festive durant laquelle les convives racontent des histoires, lisent des contes, récitent des poèmes et chantent quelques balades. Lorsqu'on descend vers le sud, le mot Ceilidh se spécialise pour finalement désigner un ensemble de danses populaires écossaises. Ces innombrables danses sont composées d'un ensemble de pas que nous retrouvons de l'une à l'autre. Parmi ces figures il en est une qui consiste à former un grand cercle, en se tenant par la main, et en alternant d'un côté, les hommes et de l'autre, les femmes.
Les danseuses se retournent vers leur partenaire de gauche, tournoient avec eux le temps d'une mesure et virevoltent ensuite de gauche à droite vers leur ultime cavalier,serrant la main de ceux qu'elles croisent et remontant la file des danseurs comme on remonte une rivière à contre-courant.


 
J'ai accompagné Théo au sombre hangar d'Ocean Terminal pour le dernier cours de son atelier sur la fabrication du papier et j'ai endossé mon costume de reporter. A première vue la fabrication du papier ne paraît pas si complexe; après tout il n'est constitué que de fibres de celluloses et d'eau.




Crissie tenta de nous expliquer comment récolter des fibres de coton pour constituer la mixture de base : "Vous pouvez récolter les pelures de vos pulls vous savez" en anglais dans le texte bien entendu ! Je devinai à l'air songeur de Théo qu'elle recensait mentalement les pulls en coton que contenait sa garde-robe.
De mon côté je me contentai de prendre en notes, d'un air perplexe l'énumération (non-exhaustive) des divers éléments indispensables à l'élaboration de notre oeuvre: un moule, un mixer, de l'eau, de la pâte à papier,une cuve, une presse... .

 



"You may want to add more pulp or more water depending the thickness you want to achieve in your handmade paper !" nous lança Crissie en conclusion tandis que nous prenions déjà l'atelier d'assaut.


Après trois essais nous parvînmes à fixer la photographie des closes d'Edimbourg entre nos deux premières feuilles de papier "handmade".

  





La première page du livre d'artiste était née. Elle n'avait pas encore eu le temps de sécher que déjà l'atelier touchait à sa fin et que le hangar fermait ses portes derrière nous. Epuisées, mais comblées, Théo et moi repartîmes dans la nuit, reprenant la danse vers de nouvelles rencontres écossaises.

 

 


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Quentin Tarantino

Chaque auteur possède une cartographie précise du sentier qu'il emprunte pour trouver les mots justes. Il est seul à savoir en décrypter la légende, seul à connaître les latitude et longitude du mot qu'il traque.
Quiconque tenterait d'en déchiffrer les coordonnées géographiques de lui-même risquerait de s'arracher plus de cheveux que sa pauvre tête ne pourrait lui en fournir.

Flaubert par exemple avait pour habitude de lire à haute voix une seule de ses phrases pendant toute une semaine. Il éprouvait la valeur d'un mot par la résonnance de chacune de ses lettres et le sens d'une phrase par l'écho de son vocabulaire. Je vous laisse imaginer le travail d'architecte qu'une telle méthode représente.



Les écrivains prennent la mine de leur crayon pour l'aiguille d'une boussole. Ils suivent attentivement son tracé au travers du labyrinthe pour en dénicher la sortie. Et au bout d'un certain temps, le voyage leur est devenu si familier qu'ils peuvent l'effectuer les yeux bandés. Alors seulment un auteur, en tant qu'aventurier, peut témoigner du chemin qu'il a parcouru.

Pour moi la sensation vient avant les mots...


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Oscar Wilde



 

 

Ecrire un livre documentaire c'est un peu comme vagabonder dans l'enceinte dans un labyrinthe composé d'une infinité de portes. Chaque porte est un choix et chaque choix doit vous rapprocher un peu plus de votre sujet. La majeur partie de mon travail consiste donc à faire les bons choix au milieu d'une multitude de possibilités et ensuite, de m'y tenir.
La décision de partir à Glasgow ce week end pour assister aux Celtic Connections ne fut pas difficile à prendre. 
Le samedi 24, le festival organisait plusieurs concerts en l'honneur de Robert Burns. Le hasard cependant nous offrit quelques bonnes surprises supplémentaires. Le même jour le royal concert hall accueillait pour l'Annual Piping Concert, le Strathclyde Police Pipe Band de Glasgow (bonne occasion pour nous de débuter nos recherches sur la cornemuse) et le bagad Cap Caval (que vous connaissez sûrement si vous vous intéressez de près ou de loin au bagadou). En retirant les billets à l'entrée je me renseigne alors pour savoir si l'on peut rencontrer le groupe après le concert. Evidemment on me demande lequel. Etant passionnée depuis longtemps par le son des Bagad, je me mords la lèvre et je reste concentrée sur mon travail , "The scottish Band please". Apparemment rien n'est plus facile que de discuter avec eux au bar de l'auditorium après le concert.



Il est toujours très délicat de parler de musique, parce qu'elle s'arrangera toujours pour échapper aux mots. Je n'ai pas en ma possession d'enregistrements du Strathclyde ou du Bagad cap Caval, mais je fais de mon mieux en vous proposant à l'écoute le morceau d'un Pipe Band écossais, lequel me permet de partager avec vous un peu de cette ambiance intemporelle dans laquelle nous avons évoluée toute la journée.
Le bar est assailli par une joyeuse foule et au milieu de tous se dresse un grand bonhomme tout de kilt vêtu. Reconnaissant alors le costume du Strathclyde Police Pipe Band, je me dirige droit sur lui et le salue.
Ici commence la nouvelle que j'écris sur Allan W.Hamilton, joueur de cornemuse de son état depuis plus de cinquante ans, c'est donc ici aussi que je m'arrête afin de ne pas vous dévoiler dès à présent toute l'histoire. Sachez ceci cependant, désormais nous rencontrons Allan presque chaque semaine à Glasgow pour retracer son incroyable histoire.
Revenons aux Celtic connections. Le festival organisait un "marathon Robert Burns" de douze heures de concerts non-stop dans l'une de ces nombreuses salles de spectacles. Et c'est là que nous passions notre "temps libre", découvrant tout à tour les artistes écossais venus rendre hommage au poète.



En Ecosse, les festivités célèbrant le 250ème anniversaire de R.Burns auront duré une semaine. Le dimanche, confortablement installées au White Hart (l'un des plus fameux et des plus anciens pubs d'Edimbourg), c'est avec une attention toute particulière que nous écoutions la lecture des poèmes de Burns par James Findlay.
Ce vieux matelot de la Royale Navy nous donna ensuite une leçon d'histoire et de littérature pendant plus de trois heures. A sept heures du soir, James nous invita à boire un verre de whisky pour porter un toast au poète.



Les chanteurs se succédèrent jusqu'à tard dans la nuit pour faire revivre ces chansons si anciennes ancrées dans la culture écossaise depuis le 18ème siècle. La musique de Burns s'infiltrait partout dans les rues d'Edimbourg et parvenait encore jsuqu'à nous alors que nous fermions enfin nos yeux brûlants de fatigue sur cette nuit poètique.


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Un mois après notre arrivée sur le sol écossais tout m'apparaît comme un gigantesque puzzle vivant dont les pièces éphémères virevoltent tels des feux follets dans la nuit.  Il m'est impossible de prendre un cliché et de le travailler encore et encore jusqu'à ce qu'apparaisse sur le papier la nouvelle qui lui correspondra le mieux. Non, ce n'est pas ainsi que les images de l'Ecosse s'imposent à mon imaginaire. Pour l'instant elles ne sont pas aussi disciplinées.



Pour l'instant les images se manifestent par petites touches, par l'intermédiaire d'un vendeur québecois qui me détaille en français dans le texte les subtiles saveurs d'un bon whisky écossais : dry, sweet, smoked, quinny, ... 

Robert Burns commence, lui aussi,  à être présent sur toutes les lèvres écossaises, puisque dans 3 semaines nous fêterons le 250 ème anniversaire de sa naissance et qu'ici il s'agit d'un évènement majeur. Ce poète est si représentatif de la culture écossaise, que tous les ans, pour le Hogmanay (le nouvel an), aux douze coups de minuit, de petits groupes se forment partout dans la ville. Chacun prend son voisin par la main et entonne le Auld Lang Syne.

Should auld acquaintance be forgot
And never brought to mind?
Should auld acquaintance be forgot
And auld lang syne?
Refrain
For auld lang syne, my dear
For auld lang syne
We'll take a cup o'kindness yet
For auld lang syne
We twa hae run about the braes
And pou'd the gowans fine
But we've wander'd mony a weary fitt
Sin' auld lang syne.
We twa hae paidl'd in the burn
Frae morning sun till dine
But seas between us braid hae roar'd
Sin' auld lang syne.
And there's a hand, my trusty feire
And gie's a hand o' thine
And we'll tak a right gude-willie waught
For auld lang syne.
And surely ye'll be your pint-stowp
And surely I'll be mine
And we'll tak a cup o'kindness yet
For auld lang syne.
Tous les éléments qui constitueront les 10 nouvelles de Clichés écossés sont là, tout autour de moi et les écossais que nous rencontrons m' aident du mieux qu'ils peuvent en nous donnant des précisions, en nous racontant des anecdotes. Je commence à collectionner les adresses des lieux qui pourront nous accueillir dans toute l'Ecosse. C'est pourquoi j'ai pris la décision de concentrer le travail d'écriture. Nous partirons donc au printemps pour plusieurs semaines de road trip à travers toute l' Ecosse.


Si Edimbourg reste notre place forte, les grandes étendues du nord nous appellent et nous interpellent. De la même manière qu'on ne peut changer de point de vue qu'en se déplaçant, les clichés écossais ne se dévoileront à nous que si nous partons sur les routes. Alors seulement le chemin parcouru pourra relier les pièces de cette mosaïque culturelle et lui donner tout son sens.

 

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La rédaction d'un premier livre est un chemin délicieux et vertigineux à la fois. C'est pour cette raison que cette petite part de vie est une expérience unique.

Je ne connais pas l'issue du voyage, il est donc inutile de me demander de vous raconter la fin de l'histoire. En revanche je suis sûre que mes pas me mèneront jusqu'à elle. Etes-vous déjà parti sans savoir où vous allez tout en étant certain que vous êtes dans la bonne direction? Alors vous connaissez mon sentiment et vous comprenez pourquoi j'ai décidé de faire confiance au voyage en en partageant avec vous chacune des étapes qu'elles soient artistiques ou administratives.
Il est long le temps où les sensations prennent corps et commencent à se transformer en mots. Les mots n'arrivent qu'après la découverte, après l'expérience, après l'émotion. Ils viennent se déposer dans l'esprit comme les feuilles d'automne viennent redessiner nos rues pavées pour leur donner un tout autre visage et transcender les sons du paysage.
L'écriture est exigente, tranchante comme le sabre du samouraï. Elle ne reconnaît que la sincérité. C'est pourquoi je me dois de vous livrer ce secret, au commencement il n'y a pas de mot...
Il y a des images, des odeurs, des sons, et beaucoup, beaucoup d'errance. Sur un projet comme celui-ci, je dois m'empêcher d'aller trop vite. Dans le monde qui est le nôtre aujourd'hui, il est difficile de devoir prendre le temps, parce que le monde qui est le nôtre est avide de résultats. Cette dualité je la porte en porte en moi tous les jours. Je ralentis ou j'accélère, mais le plus important est de rester à l'écoute de ce rythme interne dicté par le projet lui-même.  Alors seulement le temps fera son oeuvre et changera mon point de vue en point de vie.
Et pour le moment, Edimbourg reste une carte postale insaisissable.


 

En logeant sur Blair Street, près de la Royale Mile, le hasard m'a placé au centre de la vie touristique. L'avenue est jonchée de boutiques de souvenirs et croyez moi c'est une chose étrange pour une personne qui vient tout juste d'arriver. Je n'ai pas encore atteint le bout de la rue que mon regard est déjà saturé de "souvenirs" en tout genre : Nessie en peluches, châteaux en porte-clés, kilts en soie ou en cachemire, longs ou courts, pour homme, pour femme, pour enfant, ... Sous un porche un jeune joueur de cornemuse entonne les airs les plus commerciaux. Partout des groupes de visiteurs se rejoignent pour participer aux visites hantées proposées par plus d'une enseigne. Les comédiens du Mary King's Close ressemblent aux automates d'une boîte à musique, alpaguant les passants et répétant sans cesse les mêmes slogans appris par coeur. Seule la pluie tarde encore à tomber.



C'est ici pourtant que tout commence, avec l'impatience trépignante du touriste, avec ses rires sonores de ravissement. 
Pour apprendre à connaître ce qu'il y a après, ce qu'il y  a derrière, il me faut rester là, ne plus bouger et attendre que la rue se calme; attendre que les marchands tirent leurs rideaux de fer et que les guident dégraffent leurs costumes de parade. Alors seulement je peux entrevoir le début d'une histoire. Le joueur de cornemuse a pris son banjo, les venelles laissent à nouveau siffler le vent et la pluie, enfin, se met à tomber. Tout est là et tout reste encore à faire.
Tout ? Pas tout à fait, car cette semaine l'Institut Français d'Edimbourg a accepté d'accueillir la première exposition tirée du livre à lété prochain ....



 


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