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Clichés écossés

Clichés écossés

Ce blog est dédié à la promotion d'un livre sur les stéréotypes écossais d'un point de vue français :"Clichés Ecossés". Il vous permet de connaitre les avancées du projet (décembre 2008-août 2010), de commander le livre en nous écrivant et de vous informer sur les expositions et le spectacle tirés du livre.

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La ronde, depuis les profondeurs millénaires de la mémoire

Milan Kundera          

En Ecosse un Ceilidh désigne à l'origine une veillée festive durant laquelle les convives racontent des histoires, lisent des contes, récitent des poèmes et chantent quelques balades. Lorsqu'on descend vers le sud, le mot Ceilidh se spécialise pour finalement désigner un ensemble de danses populaires écossaises. Ces innombrables danses sont composées d'un ensemble de pas que nous retrouvons de l'une à l'autre. Parmi ces figures il en est une qui consiste à former un grand cercle, en se tenant par la main, et en alternant d'un côté, les hommes et de l'autre, les femmes.
Les danseuses se retournent vers leur partenaire de gauche, tournoient avec eux le temps d'une mesure et virevoltent ensuite de gauche à droite vers leur ultime cavalier,serrant la main de ceux qu'elles croisent et remontant la file des danseurs comme on remonte une rivière à contre-courant.


 
J'ai accompagné Théo au sombre hangar d'Ocean Terminal pour le dernier cours de son atelier sur la fabrication du papier et j'ai endossé mon costume de reporter. A première vue la fabrication du papier ne paraît pas si complexe; après tout il n'est constitué que de fibres de celluloses et d'eau.




Crissie tenta de nous expliquer comment récolter des fibres de coton pour constituer la mixture de base : "Vous pouvez récolter les pelures de vos pulls vous savez" en anglais dans le texte bien entendu ! Je devinai à l'air songeur de Théo qu'elle recensait mentalement les pulls en coton que contenait sa garde-robe.
De mon côté je me contentai de prendre en notes, d'un air perplexe l'énumération (non-exhaustive) des divers éléments indispensables à l'élaboration de notre oeuvre: un moule, un mixer, de l'eau, de la pâte à papier,une cuve, une presse... .

 



"You may want to add more pulp or more water depending the thickness you want to achieve in your handmade paper !" nous lança Crissie en conclusion tandis que nous prenions déjà l'atelier d'assaut.


Après trois essais nous parvînmes à fixer la photographie des closes d'Edimbourg entre nos deux premières feuilles de papier "handmade".

  





La première page du livre d'artiste était née. Elle n'avait pas encore eu le temps de sécher que déjà l'atelier touchait à sa fin et que le hangar fermait ses portes derrière nous. Epuisées, mais comblées, Théo et moi repartîmes dans la nuit, reprenant la danse vers de nouvelles rencontres écossaises.

 

 

Publié le 24/02/2009 à 17h07 dans HISTOIRE DE LA CREATION

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